Mélenchon candidat : Une déclaration un peu prématurée…


C’est par une annonce très hâtive, et très similaire à celle de février 2016, que le leader du cauchemar socialo-communiste a souhaité annoncer sa participation aux élections présidentielles de 2022.

De mauvaises langues, ou mauvaises plumes, se demandent si l’agenda politique de la France Insoumise colle bien avec la crise sanitaire puisque présenter sa candidature en plein confinement peut paraître quelque peu inadapté. Toutefois, mon étonnement porte davantage sur la date de cette annonce.

Après tout, la crise sanitaire permet à beaucoup de Français d’être plus souvent chez eux. Donc communiquer avec eux politiquement n’a rien de choquant et est préférable à des rediffusions massives d’éternelles séries dont je tairai le nom par diplomatie.

Mais 18 mois nous séparent de la victoire du prochain président de la République. Et c’est beaucoup plus cela qui me surprend dans cette déclaration. Mélenchon prend les devants de plus en plus tôt, comme si sa stratégie pour augmenter son score de 2017 était de prendre plus d’avance (3 mois de plus). Grosse erreur à mon sens, puisque le risque de très rapidement lasser l’électorat et de s’enliser pointe le bout de son nez. Alain Juppé en a payé les frais. Mais comme nous ne lisons pas dans le marc de café, alors nous verrons en 2022 si les faits me donnent raison.

Outre un programme très très lointain de mes idées sur tous les plans, ainsi qu’une conception de l’histoire de France irréconciliable avec la mienne (son adoration de Robespierre me donne de l’urticaire), je préfère centrer cet article sur la temporalité politique. Dans l’ère du numérique où tout est censé aller plus vite, les candidatures s’annoncent de plus en plus tôt par rapport aux décennies précédentes. En 5 ans de mandat, cet agenda trop pressé ne laisse que 3 ans au pouvoir en place pour faire ses preuves. Est-ce suffisant ?

Je ne veux pas vivre dans un modèle politique où, comme malheureusement aux USA, nous passons pratiquement autant de temps dans les campagnes électorales présidentielles qu’en dehors (en comptant les fameuses primaires). Certains diront qu’il faut le retour du septennat, d’autres que couper la poire en deux et mettre à 6 ans le mandat présidentiel serait la solution. Pour ma part, je pense que si les aspirants au poste suprême avaient plus de responsabilités et se déclareraient au maximum un an avant l’échéance, alors le quinquennat resterait adapté.

Il est à noter que les mandats présidentiels trop longs manqueraient d’oxygène démocratique, c’est la raison pour laquelle je reste favorable au quinquennat qui offre un bon compromis.

Rappelons que si un président effectue ses deux mandats possibles, alors c’est une décennie entière de pouvoir qu’il marquera de son nom.

La question du jour : Mélenchon, avec son nouveau site très optimiste « noussommespour.fr » accompagné d’une courte vidéo sur fond musical doucereux, arrivera-t-il à faire oublier l’homme qui se disait être la République à lui tout seul en 18 mois de campagne ?


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