Nouveau cap pour François Asselineau : décryptage !


Dépité de ne pas voir émerger un candidat à la présidentielle prônant à la fois une France indépendante, mais également un programme économique viable, j’appelais à un sursaut politique dans mon article du 11 juillet 2021 (ici).

Et, à ma grande surprise, voilà que François Asselineau se lance dans une nouvelle campagne avec une approche très différente de celle de 2017.

Finie la com’ qui fait peur du style « le parti qui monte malgré le silence des médias » ou bien « un choix historique ».

Désormais, c’est « La France, notre Avenir ! ».

Un slogan accrocheur, qui fait moins peur (personne ne veut voter pour un inconnu qui propose un « un choix historique » en pleine crise), et surtout, qui donne de l’horizon comme dirait Edouard Philippe. Car le gros dilemme des souverainistes est d’être contre l’Union européenne pour des raisons évidentes, mais tout en devant éviter de tomber dans le piège de la caricature tels des grognards qui sont juste « contre » par esprit de contradiction ou par nostalgie. Car oui, François Asselineau a raison, la France peut être notre Avenir avec un grand A lorsqu’elle sera souveraine, indépendante et si nous prenons à bras le corps les réformes adéquates.

Niveau propositions, voici ce que j’en pense :

  • Augmenter le SMIC de 24 % : Idée qui se propage dans la classe politique, même si les chiffres divergent. La réponse la meilleure serait une baisse de la fiscalité pour réduire au maximum la différence entre le brut et le net afin d’augmenter tous les salaires (et pas seulement le SMIC) sans que cela ne coûte un euro supplémentaire à l’Etat. Le « manque à gagner » sur les cotisations serait comblé par la création d’emplois découlant d’une libéralisation générale de l’économie. Donc oui à l’idée, mais à préciser de quelle façon.
  • Réduction de 50 % les charges patronales : Un grand OUI ! La simplification des normes et la suppression des réglementations européennes que François Asselineau estime à 40 milliards d’euros sont là encore un grand pas du candidat vers un libéralisme tant attendu pour oxygéner notre économie.
  • Création d’1 million d’emplois : Même si cela peut paraître très tarte à la crème (aucun candidat ne proposera la suppression d’emplois, à moins de vouloir battre le record du plus faible score de l’histoire moderne), les arguments avancés sont très convaincants. François Asselineau incarne là encore une vraie politique de droite pragmatique en conjuguant reprise économique et fin de l’assistanat, trop souvent confondu avec la politique sociale de première nécessité. Ainsi, grand OUI également pour que les travailleurs en tout genre ne soient pas spoliés au détriment de gens s’estimant rentiers à vie. J’insiste sur le fait que c’est seulement avec la création massive d’emplois que ce paradigme pourra s’appliquer. Il n’a jamais été question de culpabiliser celles et ceux qui se sont retrouvés contre leur gré au chômage.
  • 27 milliards d’économies par an : Une dizaine d’économies sont répertoriées. C’est à discuter, notamment sur la baisse des frais de fonctionnement et de déplacement du président de la République. Un pays comme la France doit avoir un président qui dispose de moyens colossaux pour agir, donc je suis sceptique sur cette mesure a priori démagogique. Toutefois, les 12 milliards d’euros économisés chaque année après la sortie de l’UE sont très importants. C’est tout de même 60 milliards d’euros sur un quinquennat !
  • Fin de l’évasion fiscale et des délocalisations : A ce niveau-là, pas grand chose à dire. Je pense que le meilleur moyen de lutter contre cela est d’arrêter de voler la richesse produite et de ne plus être le pays le plus imposable d’Europe. S’attaquer à la conséquence est bien, mais s’attaquer à la cause est mieux, surtout quand elle peut arranger tout le monde ! Concernant la fraude sociale évoquée, là encore, un grand OUI.
  • Soulager les classes moyennes : Je n’aime pas tellement le concept de mesures spécialement pour une catégorie sociale. Pour moi, tous les Français sont égaux et susceptibles de passer d’une catégorie à une autre. Mais bon… Certaines mesures comme la baisse de la TVA sur les produits de consommation courante peut s’avérer très judicieuse, bien qu’il ne soit pas précisé de chiffre. En taux standard, Andorre est à 4.5 %, la Suisse à 7.7 %, Malte à 18 %, et l’Allemagne à 19 %. La France… 20 %.
  • Retour des services publics : Je suis d’accord que le peu de services publics qui devraient exister doivent disposer de moyens conséquents. Je préfère peu de services publics très bien équipés en personnel et en matériels, plutôt que beaucoup de services publics désorganisés, coûteux et en grève pour manque de personnel et de moyens. Cela dit, nationaliser TF1 est juste grotesque à mon sens. Une seule chaîne publique permettant de diffuser l’information nationale suffirait amplement. Je ne vois toujours pas pourquoi François Asselineau s’entête sur ce sujet depuis plusieurs années.
  • Reconstruire l’école : Rien à dire de plus. Il y a de très bonnes propositions. Je trouve presque ces propositions trop modérées, mais allant profondément dans le bon sens.
  • Priorité patrimoine : Parfait.
  • Investir dans la recherche : Rien à signaler.
  • + 3000 lits d’hôpitaux : Crise de la Covid oblige, là aussi les mesures vont aller dans ce sens pour tous les candidats. Rien à signaler…
  • Retour aux libertés : Fin du passe sanitaire, protection du consentement éclairé des patients, protection du secret médical… La base ! Totalement pour.
  • Le RIC : Assez pour, bien qu’il faille le faire intelligemment pour éviter certains abus. L’instauration du quorum de présence de 60 % au Parlement lors des votes est une bonne mesure, il est inacceptable que les hémicycles soient vides dans des moments aussi importants, et cela nourrit l’idée qu’il y a donc trop de parlementaires puisqu’ils ne jugent pas utiles d’être au complet. Remplacer le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle, je suis très largement pour également, avec des arguments juridiques trop longs à développer ici mais qui pourrait faire l’objet d’un éventuel article prochainement.
  • La relocalisation écologique : La baisse de la TVA pour les produits français me semble logique. Je ne pense pas que cela soit extraordinaire. Si nous ne savons pas valoriser nos propres produits, alors nous ne sommes plus un peuple mais un territoire avec des gens voisins entre eux. Et de cela, je n’en veux pas.
  • Revenus des agriculteurs : 25 % de plus, je ne sais pas si c’est réaliste et productif. Ce que je sais, c’est que la situation dramatique et insupportable que vivent les agriculteurs doit toucher à sa fin. Certes, là encore la valorisation des produits français et l’augmentation du pouvoir d’achat ne peuvent qu’aider ces professionnels du quotidien, et serait déjà un pas qui les aiderait. On a parlé d’éducation précédemment, mais une éducation culinaire serait également très productive pour la santé publique, mais aussi pour les agriculteurs qui verraient s’élargir les demandes. Un pays qui cuisine, qui connaît ses produits, qui sait les travailler, est un pays qui voit ses agriculteurs vivre décemment. Un article publié en 2019 en parle bien mieux que moi ( ICI ). Concernant le bien-être animal, je suis toujours en faveur de ce type de mesures. Nous sommes un peuple civilisé, et sans tomber dans l’extrémisme, je crois que nous pouvons dès aujourd’hui mieux traiter ces êtres qui, je le rappelle, sont doués de sensibilité.
  • Préserver l’identité nationale : Toutes les propositions de cette thématique vont dans le bon sens. Au diable les attardés criant encore au racisme ou à je ne sais quelle bêtise. La France doit mettre en avant ses valeurs et son histoire, et la majorité des enfants d’immigrés dont je suis l’approuvent. Ce type de mesures devraient être aussi banalement présentées que des mesures économiques tant elles sont logiques.
  • Jeunesse et sport : Je suis plus réservé sur la politique d’allocation familiale prônée par le candidat. Certes, notre natalité est trop faible, mais il faut faire attention à ne pas se précipiter sur des mesures un peu trop « faciles ». Le but n’est pas de salarier des parents par l’Etat pour élever des enfants, comme des fonctionnaires investis d’une mission. Un enfant se fait par amour, par volonté, et avec la garantie qu’il sera heureux et bien éduqué. Si les réformes scolaires vont dans le bon sens, ainsi que la conjoncture économique, nul besoin de nationaliser ce problème. Les choses iront naturellement. Je crois donc que ce sujet mériterait un débat plus approfondi. Je ne suis pas convaincu pour l’heure.
  • Garantir les retraites : Complètement contre. Je suis pour le salaire plein, ou quasi-plein, c’est-à-dire la perception du salaire brut + la majorité des charges sociales payées par l’entreprise, permettant à toutes et tous de choisir ensuite son forfait de retraite, d’assurance maladie… Le système de répartition ne marche pas, et rend les Français esclaves de réformes successives qui jouent avec leur âge de départ légal, sans jamais leur demander leur avis ni prendre en compte leur cas. Ceci doit cesser. Les humains sont tous différents et il n’est pas possible d’établir de règle générale sur ce domaine.
  • Une société de la dignité : Rien à signaler, que des choses positives.
  • + 400.000 logements : A voir…
  • Outre-mer : + 15 milliards : Totalement pour. On a donné des milliards chaque année pour des pays européens sous prétexte d’une Union, mais nous avons délaissé nos propres territoires lointains qui souvent se retrouvent dans des situations complexes et d’abandon. Moi-même né en Guyane française, et ayant vécu deux ans à Mayotte, je suis très attentif à cette question.
  • Un vrai contrôle de l’immigration : Alleluia ! Fini l’Asselineau gêné sur cette question, ayant peur d’être vu comme d’extrême-droite. Oui, nous sommes une terre d’immigration, mais pour le moment nous n’avons rien à offrir et il faut impérativement réparer la France avant d’envisager de nouvelles arrivées. Créons des emplois, réduisons les tensions sociales et sociétales, remettons de l’ordre pour que la sécurité redevienne la base de notre contrat social, et ensuite nous pourrions potentiellement envisager un accueil modéré. Dans le cas contraire, de graves problèmes nous attendent.
  • Sécurité : Oui à la hausse du budget, à une meilleure indulgence vis-à-vis des routiers, à l’exécution des peines prononcées… Que des choses positives.
  • Lutter contre le terrorisme : D’accord sur tout sauf le dernier point concernant l’OTAN. Je reste sceptique sur sa sortie. Déjà car la sortie de l’UE nous causera quelques écueils en représailles et que donc nous aurons déjà cette sortie à gérer, et que pour le coup sortir en même temps de l’OTAN risque de donner une très mauvaise presse de la France sur le plan international, et par voie de conséquence de nous fragiliser diplomatiquement. Je pense que se retirer du commandement intégré serait modéré, et en même temps un signal fort envoyé à l’OTAN, le temps d’envisager éventuellement une sortie.
  • L’internet libre : Rien de particulier à signaler. Tout me semble logique et normal.
  • L’armée de la souveraineté : Je pense que l’armée française a mangé son pain noir et qu’il est temps que la première force d’Europe soit enfin valorisée. N’importe qui s’accorde à dire qu’il faut investir davantage pour son équipement, et son fonctionnement dans des temps qui n’augurent pas forcément que des choses positives sur le plan mondial. N’est-ce pas le rôle prioritaire de l’Etat, de nous protéger ?
  • Etre une puissance d’équilibre : Renforcement de la francophonie, partenariat franco-britannique… Que des choses positives aussi, sauf la sortie de l’OTAN dont j’ai déjà parlé.

Voici donc mon opinion sur le projet pour 2022 de François Asselineau, qui a de réelles chances d’augmenter ses voix avec un programme comme celui-ci. Certes, la fédéralisation de la France, la suppression du poste de Premier ministre ou une avancée moins timide sur la libéralisation de l’économie m’auraient permis d’être convaincu, mais je trouve que le candidat a malgré tout fait des efforts conséquents par rapport à ce qu’il a démontré en 2017 lorsqu’il citait des articles à volonté, ne voulant jamais s’engager sur des sujets primordiaux et pourtant décisifs comme l’immigration ou l’économie. Dans l’attente des débats auxquels il participera, mais également de ses 500 parrainages et du programme de ses concurrents, je vois pour le moment positivement cette candidature.

Suite au prochain épisode…


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