Démocratie versus sondocratie

Depuis 1977, une loi sert de « colonne vertébrale » à la législation des sondages et à leurs contrôles. D’ailleurs, quel est le rôle d’un sondage ?

Nous pourrions dire qu’en politique, il s’agit d’un outil de mesure afin d’étudier l’opinion sur un sujet ou sur des candidats. Cela à titre d’information et afin de connaître la tendance politique française. Naturellement, cette science est importante pour analyser ce qu’il se passe, ou ce qu’il s’est passé (exemple: la composition d’un électorat).

Toutefois, comme presque tout, l’excès mène à des dérives inacceptables et qui aujourd’hui peuvent conduire à modifier le résultat final d’une élection nationale, parfois même locale. C’est ainsi qu’avant 2002, il était interdit de publier un sondage une semaine avant l’élection, ce qui peut être comparable à l’article 10 du décret du 8 mars 2001 disposant que : « La campagne prend fin la veille du scrutin à zéro heure. ». Laisser un temps aux Françaises et aux Français sans campagne, leur permettant de pouvoir réfléchir au calme, de lire les professions de foi… Tout comme lorsque vous prenez une décision après avoir réfléchi dans votre for intérieur, sereinement et après être allé chercher les éléments déterminants.

Hélas, depuis la loi du 19 février 2002, les sondages peuvent être publiés jusqu’au vendredi (dernier jour de campagne), et non plus jusqu’à une semaine avant maximum. Un article de TF1, d’ailleurs, démontre que les sondeurs savent très bien qu’un nombre significatif d’électeurs se décide les derniers jours. Parfois même le jour du vote, finissant par prendre une décision dans l’isoloir (source). Ainsi, si un sondage donne un candidat « A » présent au second tour alors que votre candidat favori est le « B », vous pourriez avoir tendance à voter « A » pour contrer le candidat « C ». Et c’est ainsi que des candidats se voient propulsés au second tour (Emmanuel Macron à la place de François Fillon en 2017).

Ne parlons même pas des sondages publiés le soir même du premier tour pour le second tour ! Il faut donc impérativement interdire les sondages pendant la campagne officielle, et entre les deux tours pour permettre aux Françaises et aux Français de décider librement et ainsi de voir peut-être un jour élu un prétendant qui n’aurait jamais gagné dans le cadre de sondages, le « vote utile » disparaissant subséquemment à cette suppression.

Et ailleurs ? Eh bien, nous constatons que cette mesure paraîtrait totalement banale dans des démocraties européennes et extra-européennes qui l’appliquent déjà, avec un minimum de 14 jours (parfois plus) et dont un journal donne la liste : Il s’agit de l’Italie, le Montenegro, la Slovaquie, la Bolivie, le Chili, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Panama, le Paraguay, Singapour, le Cameroun, la Tunisie et la Zambie. L’article en question étant disponible ici.

Le grand journaliste et ancien résistant André Frossard, décédé en 1995, disait d’ailleurs ironiquement, lorsque la loi interdisait les sondages une semaine avant l’élection, ceci : “Semaine épouvantable : pas un seul sondage d’opinion. Tant pis, nous essaierons de deviner tout seuls nos propres intentions.”

Jean-Luc Mélenchon : aveux d’un échec constitutionnel

Affiche législatives 2022

Que dire, sinon que Jean-Luc Mélenchon illustre à la perfection le dysfonctionnement constitutionnel que je dénonçais dans un article de janvier 2022 ? (source)

La défaite mélenchoniste, cruelle par son faible écart mais porteuse d’une espérance, insuffle l’idée que le fer doit être battu tant qu’il est encore chaud dans l’esprit des partisans « insoumis ». Et c’est ainsi qu’est née l’idée du « troisième tour » de l’élection présidentielle.

Outre les raisons que j’évoque plus en détail dans l’article cité ci-dessus, nous assistons à une mise en lumière évidente que ce système ne fonctionne pas. Et même si la « NUPES » échoue à l’emporter en juin prochain, ce qui semble très probable, elle aura eu le mérite de démontrer que l’élection présidentielle sous sa forme actuelle est purement une arnaque, et qu’elle n’est qu’un apéritif démocratique. Le président de la République se trouvant trop impuissant sur la politique intérieure en cas de cohabitation, ou en cas de majorité relative, ses promesses ne sauraient être tenues – alors qu’il viendrait d’être élu – et cela aboutirait à une crise démocratique grave dans un pays qui perd déjà confiance en ses représentants comme jamais (source).

Jean-Luc Mélenchon, dans son habileté politique incontestable, a choisi de personnaliser la campagne afin de mobiliser davantage et d’effacer la présidentielle. Une présidentielle en avril dernier ? Vraiment ? Chez la gauche, on a déjà oublié. Et aujourd’hui, à l’heure où j’écris ces lignes, nous ignorons qui sera le prochain Premier ministre or personne à part le leader de la France insoumise ne candidate clairement à ce poste. Tous les autres partis présentant juste leurs 500 candidats à travers les circonscriptions, sans ligne directrice claire et semant la confusion par rapport à la présidentielle où un visage unique incarne un programme, une candidature.

Alors comme le disait Mikhaïl Boulgakov : « Les faits sont la chose la plus obstinée du monde ». Et les faits, en l’espèce l’abstention énorme aux législatives ainsi que la campagne de la NUPES, démontrent que ce calendrier électoral est absurde, et qu’à moins de vouloir de nouvelles cohabitations improductives et affaiblissant la France, il paraît impératif de placer les élections législatives le même jour que les élections présidentielles et de donner une majorité au président dès son entrée en fonction, presque clés en mains. Cette solution remplacerait toute cette comédie où pendant un mois on ne sait pas très bien qui gouverne, ni à quoi a vraiment servi la présidentielle, bien que la démocratie ait déjà tranché clairement.

Le feuilleton présidentiel (Episode 9) : Les raisons

(src : francetvinfo.fr)

C’est avec plaisir que je vous retrouve pour ce neuvième épisode du feuilleton présidentiel, deux jours après les résultats du premier tour. Il n’est pas question de décortiquer à nouveau des programmes, mais plutôt de commenter l’actualité de ces élections (tel un journal de bord).

Alors oui, nous y sommes. En 2017 ? Non, hélas… Mais au second tour de la présidentielle 2022. Cela est-il vraiment étonnant ? Je vous propose de vous détailler comment je comprends ce triste résultat.

I / La campagne

Dans le contexte international, sanitaire et social, beaucoup ont estimé à tort que la présidentielle était secondaire. Et notre président, très fin stratège et habile politicien, s’est employé à étouffer la campagne. Aucun débat, très peu de meetings, répondre aux questions en tant que président mais jamais en tant que candidat… Tout était bon pour faire « comme si de rien n’était ». Tous les autres candidats auraient dû s’unir et faire un débat à 11 si nécessaire, montrant que la démocratie pouvait se passer d’un candidat fantôme.

Comme je l’indiquais dans un article beaucoup plus complet sur une réforme que je propose concernant nos présidentielles (ici), donner 15 petits jours officiels de campagne où les candidats ont le même temps de parole est tout sauf loyal ! Surtout après des mois à rabâcher les idioties de Marine Le Pen et la propagande d’Emmanuel Macron.

II / L’abstention

Grand amateur de la responsabilisation lorsque cela est possible, j’en ai assez d’entendre que les abstentionnistes seraient des pauvres gens désemparés. C’est faux, et le terrain le démontre. Je connais assez d’abstentionnistes pour savoir que ce sont des gens qui ne veulent pas s’investir pour la société, parfois même qui attendent qu’elle s’effondre avec une certaine cruauté. Et je n’oublie pas certains autres encore qui pensent par facilité intellectuelle que dans tous les cas, tout est truqué . Or, si ces gens avaient tenu ne serait-ce qu’une seule fois dans leur vie un bureau de vote, ou qu’ils iraient sur le terrain, ils sauraient que les résultats ne sont pas truqués (même s’il peut y avoir toujours quelques pirouettes ici ou là, mais pas assez significatives) et que ces résultats sont en adéquation avec la population française qui vote. Hélas, leur inaction permanente va permettre que Macron mette en place les votes électroniques, auquel cas il en sera terminé de la sécurité des scrutins.

Encore un quart de la population qui tourne le dos à la France. Je veux leur dire que même si certains peuvent avoir des raisons louables, la plupart se soumettent à un abandon de la Nation. Cette Nation qui leur permet pourtant de vivre en paix, d’être allés à l’école, de voter sans crainte. Cette Nation pour laquelle tant et tant se sont battus, afin qu’elle demeure libre.

Alors quel est le problème ? De ne pas trouver un candidat compatible jusqu’aux moindres détails avec leurs idées ? Mais qu’est-ce donc la politique, sinon rassembler autour d’idées communes ?

Nous avions 12 candidats, qui soient communistes, écologistes, centristes, souverainistes, et j’en passe. Alors est-ce donc une nouvelle idéologie dont j’ignorerais moi-même l’existence qui ne serait pas représentée ? Soyons sérieux. Et je parle avec d’autant plus de crédibilités que j’ai voté pour un candidat avec lequel j’ai de nombreux désaccords. Mais ce que je regarde avant tout, c’est le programme qui sera le mieux pour la France. Sans hypocrisie, sans déni, sans me sentir coupable que telle ou telle proposition puisse me gêner. J’ai fait mon devoir, et vous amis abstentionnistes, l’avez-vous fait ? Etes-vous heureux de ce que nous vivons encore une fois ?

III / Les sondages

Beaucoup trop omniprésents, et avec des succès de moins en moins avérés à en croire le score de Jean-Luc Mélenchon comparé à l’estimation qui lui était donnée, les sondages démoralisent les électrices et les électeurs. C’est pourquoi je m’obstine à penser qu’il ne devrait y avoir aucun sondage permis durant la campagne officielle. Sinon, nous ne pourrons jamais avancer. Et d’ailleurs, à quoi bon vouloir connaître le résultat à l’avance ? Votons-nous pour des idées ou pour le cheval gagnant ?

IV / L’ignorance

Hélas, beaucoup d’entre nous sont trop occupés par leur vie, leurs obligations, leurs devoirs. Ainsi, comprendre les débats, les enjeux ou même les institutions peut s’avérer une tâche très prenante, et trop complexe. Je demande donc, à nouveau, qu’une réforme de l’école soit enfin opérée afin d’apprendre à nos jeunes collégiens les bases de notre République. A quoi sert un Préfet ? La différence entre le Sénat et l’Assemblée nationale ? La différence entre président de la République et Premier ministre ? L’utilité des élections législatives, trop souvent minimisées ? Est-ce donc trop demandé ? Pour les adultes, un vrai stage de citoyenneté d’une semaine sans perte de salaire !

Comment voulez-vous qu’un électeur de 18 à 25 ans, souvent encore étudiant ou en formation professionnelle, puisse se prononcer si il ne sait pas de quoi on lui parle ?

V/ Les catégories d’âge

Comme le démontre l’image ci-dessous, les jeunes ont voté en masse pour Jean-Luc Mélenchon, alors que les « quadras » et les « quinquas » ont préféré Marine Le Pen, et enfin les seniors qui ont choisi, comme en 2017, le bulletin Macron.

Or… Comme le relève Ouest France, les abstentionnistes sont surtout des personnes issues de la tranche 25-34 ans (33 % des Français de cette classe d’âge n’ont pas voté). C’est comme si toutes celles et tous ceux susceptibles de voter Macron et Le Pen s’étaient uniquement déplacés. Comment voulez-vous espérer un résultat différent dans ces conditions ?

Beaucoup d’éléments, donc, sont à l’origine de ces scores. Et je crois en avoir fait une liste assez détaillée, même si je suis certain qu’elle n’est pas exhaustive. Ce faisant, et même si les sondages se resserrent, il y a de grandes chances que le second tour finisse avec le même vainqueur qu’en 2017. Nous n’aurons que nos pauvres yeux pour pleurer cette élection fantôme, passée inaperçue et finalement comparable à une baudruche.

Le feuilleton présidentiel (Episode 8) : Mon choix

C’est avec plaisir que je vous retrouve pour ce huitième épisode du feuilleton présidentiel en ce dernier jour de campagne avant le premier tour.

En guise de bilan, je tiens à dire que même si la tâche n’a pas été facile, je suis heureux d’avoir atteint l’objectif de décortiquer un maximum de programmes afin d’éveiller la réflexion chez mes lectrices et chez mes lecteurs, mais aussi d’éventuellement faire découvrir des thématiques et des idées que je n’avais pas encore eu l’opportunité de présenter sur ce blog.

Deux candidats n’ont pas été traités pendant ce feuilleton présidentiel. Le premier est Yannick Jadot, pour lequel le temps m’a malheureusement manqué, mais dont on sait que sa note finale n’aurait pas été brillante à la vue de mes convictions. Le second, président de la République sortant, a été volontairement ignoré. Sa manigance politique consistant à priver de débat les électeurs, à se présenter à la dernière minute et à essayer d’échapper au moment démocratique majeur consiste pour moi une faute impardonnable. De plus, cet homme a un bilan et même si tout n’est pas à jeter (je pense aux réformes d’Eric Dupont-Moretti pour la justice), la grande majorité de ce bilan est une catastrophe. Sur le plan diplomatique, politique, économique, sociétal et même sanitaire, rien ne va. Et que dire de la ruine de notre souveraineté nationale si chèrement acquise ?

Alors décortiquer un programme aurait pu être utile, mais je sais que les cinq années passées parleront toujours mieux que les promesses de dernière minute, restées à l’abri de toutes les critiques en étant présentées beaucoup trop tard pour avoir une chance d’être « attaquées ».

Vient désormais le choix que je fais, mûrement réfléchi et après consultation des professions de foi et des différentes prestations télévisuelles des candidats.

En effet, j’ai d’abord écrit un article enthousiaste sur le nouveau programme de François Asselineau (ici) bien plus crédible qu’il y a cinq ans, mais je me suis retrouvé orphelin lorsqu’il n’a pu réunir les parrainages nécessaires. J’ai alors pensé voter blanc, voter par défaut. J’étais tiraillé. Et puis, un politicien bien connu – et pour lequel je n’avais eu aucune accroche jusqu’à présent – s’est imposé. Et petit à petit, le choix est devenu évident.

Je ne ferai pas d’analyse décortiquée pour ce candidat, car les vraies raisons peuvent se résumer en quelques points.

Ce candidat est le seul à proposer de manière cumulée une sortie possible de l’Union européenne (de manière habile), de retrouver nos libertés fondamentales en levant définitivement les passes sanitaire et vaccinal, à se soucier des chrétiens d’orient totalement abandonnés, de baisser massivement les charges et les impôts pour les entreprises qui investissent et qui produisent en France, à vouloir protéger les animaux (notamment des expériences scientifiques monstrueuses) ou même à proposer de payer le permis aux jeunes en échange de mission d’intérêt général, ce qui est un vrai contrat gagnant-gagnant par le mérite pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir avoir la famille qu’il faut.

Alors oui, ce candidat a aussi des propositions qui me déplaisent, son programme n’est pas parfait et plusieurs éléments seraient à débattre, mais il est l’heure de faire un choix et Nicolas Dupont-Aignan sera le mien. D’ailleurs, j’invite toutes celles et tous ceux qui me lisent à en faire autant s’ils partagent mes analyses.

De par un programme défendant des thèmes qui comptent le plus pour moi, à savoir de mieux oxygéner notre économie, recouvrer nos libertés, refonder l’école ou même reconquérir notre souveraineté, Nicolas Dupont-Aignan aura mon vote le 10 avril. Certes, beaucoup le jugeront inutile, mais je préfère voter avec intégrité plutôt qu’utilité. En 2012, le candidat Mélenchon était marginal, aujourd’hui il est le vote utile de la gauche. Tout comme Marine Le Pen était ostracisée il y a dix ans, et qu’aujourd’hui elle est en position de prendre le pouvoir. Alors qu’est-ce que le « vote utile », sinon une tendance éphémère ?

Le feuilleton présidentiel (Episode 7) : Le trio communiste Mélenchon, Roussel et Arthaud

C’est avec plaisir que je vous retrouve pour ce septième épisode du feuilleton présidentiel, quatre jours avant le premier tour.

Ce feuilleton sera un petit peu spécial, car au lieu de reprendre tous les programmes d’extrême gauche pour dire mon opposition à la quasi-totalité des propositions pour des raisons déjà évoquées (comme dans le feuilleton sur Poutou), je me suis dit que je serai l’artisan de l’union de la gauche en les mettant dans le même panier pour ce feuilleton.

Je n’inclus pas Philippe Poutou car son cas est un peu particulier, avec un profil plus « syndicaliste » que politique. Et sauf erreur de ma part, ce dernier ne s’étant jamais revendiqué proche des régimes communistes. D’autres, si. Avec une certaine gêne et certaines réserves politiquement correctes, mais dont le programme témoigne que ces différences ne sont surtout que verbales.

Alors commençons par « La République, c’est moi ! Ma personne est sacrée ! ». Pour lui, Cuba n’est pas une dictature et il salue sa « lutte pour la liberté ». Nathalie Meyer développe dans un article en quoi ce merveilleux pays est martyrisé par une tyrannie familiale (ici).*

France inter, janvier 2011

Allons-nous également parler du « à la niche le chien » chez Cyril Hanouna (source), des hurlements et des menaces répétées face un policier dans cette même émission (ici), de l’agression physique d’un magistrat du parquet et de l’intimidation exercée face à des policiers avec provocations répétées et pour lesquels il a été condamné par la justice (ici), sa récidive en traitant les policiers de « barbares » (ici), mais aussi en traitant un ministre de « crétin » sous le rire gras de ses lieutenants (ici) ?

Enfin, l’homme de l’union populaire qui ridiculise et humilie une journaliste de ma belle Occitanie à cause de son accent (ici) constitue un moyen légitime de lui infliger une bonne correction dimanche prochain.

Alors oui, le programme est important, mais est-ce vraiment un homme hystérique, insultant à tout va et provocateur que nous voulons au pouvoir ? J’aime les tribuns, mais il y a un monde entre un tribun qui parle avec force et un goujat sans respect pour quiconque et très imbu de lui-même. C’est Guy Bedos, qui l’a pourtant soutenu un moment donné, qui disait ceci : «Il est remarquable. Normalement, je devrais voter pour lui mais, il me fait peur. Je ne le vois pas à l’Élysée. Il n’est pas fiable. Il va nous faire la guerre avec je ne sais qui…». (source).

Alors j’ignore si la montée de Mélenchon l’amènera jusqu’au second tour, mais j’ose espérer que cela se fera en conscience de qui il est, de son parcours, de ses amis, et de sa personnalité. Un homme qui se dit « sacré » et « intouchable » en étant seulement député deviendrait « divinité » une fois au pouvoir.

On continue, par ordre de poids politique, par celui qui est nul autre que le leader du parti communiste français. Le comique de la présidentielle, dont le sketch a beaucoup amusé dans le débat face à Valérie Pecresse (ici) est donc l’héritier du parti créé en 1920, financé par l’URSS jusqu’en 1990 et aux ordres de l’internationale communiste qui mettait tous les partis communistes européens à ses ordres. Sachant que les nazis et les communistes ont envahi la Pologne ensemble en 1939, et que le PCF était à ce moment-là aux ordres du Kremlin. Pour en savoir plus, Nicolas Lecaussin l’explique plus en détail (ici).

La candidate de « lutte ouvrière » innove, car j’ai le souvenir des affiches successives avec une petite photo en noir et blanc et un très gros texte, contrastant avec tous les autres candidats. Visiblement, LO a mis quelques décennies à se rendre compte qu’une affiche moderne pourrait attirer un peu plus l’oeil, et que personne ne lisait ces gros blocs de texte, réservés normalement aux tracts.

Ce parti favorable à l’interdiction des religions, à l’expropriation, à la considération que la propriété privée n’est rien d’autre que du vol, a lui aussi un historique assez lourd. Et pour cela, je recommande un article de 1998 du journal de gauche Libération qui glace le sang. Une véritable secte paranoïaque, prônant la « conspirativité », le secret sur l’identité de ses membres, la méfiance des couples ayant des enfants… (source)

Que dire de plus ?

Je pense que le constat est clair. Le communisme a fait des ravages dans le Monde entier. Aujourd’hui, ses partisans se présentent comme humanistes et pour le peuple, dans l’espoir de faire oublier les pires dictatures qu’ils aient pu soutenir. Le communisme, c’est la misère, la dictature sanglante (parfois même l’Etat totalitaire gérant le moindre détail de sa vie, comme en URSS ou actuellement en Corée du Nord)… Bref, un poison hérité du XXème siècle et dont il faudra se défaire politiquement. Pour cela, aucune voix ne doit aller pour ces trois candidats. Et exceptionnellement, aucune note dans ce feuilleton présidentiel pour des raisons évidentes.

Le feuilleton présidentiel (Episode 6) : Valérie Pecresse

C’est avec plaisir que je vous retrouve pour ce sixième épisode du feuilleton présidentiel, moins d’une semaine avant le premier tour. J’ignore si le temps me permettra de décliner tous les programmes avant le 10 avril, mais comme certains candidats méritent essentiellement des documentaires historiques pour rappeler les dégâts de leur idéologie, alors peut-être que je vais y arriver !

Je sais que beaucoup pensent que l’élection présidentielle est déjà jouée, mais pour la énième fois ici, je veux rappeler de toutes mes forces que chaque élection présidentielle déjà jouée un an à l’avance s’est soldée par une surprise (Macron à la place de Juppé en 2017, Hollande à la place de DSK en 2012, Sarkozy à la place de De Villepin en 2007, Chirac à la place de Jospin qui n’a même pas été au second tour en 2002, Chirac à la place de Balladur en 1995…). Et oublions encore moins, puisque la comparaison s’y prête encore plus, le président sortant VGE qui avait tous les sondages pour lui et qui a finalement perdu contre Mitterrand en 1981. Et l’affaire McKinsey & Company pourrait être l’affaire des diamants de Bokasa ressuscitée, et l’un des éléments constituant le point final de la présidence Macron.

Cela étant dit, et quel que soit votre choix final, je vous engage vivement à vous rendre aux urnes le 10 avril !

Pour rappel, le feuilleton présidentiel a pour objectif de décortiquer le programme de chaque candidat et de lui attribuer une note finale. Le format tente de rester le plus concis possible, avec pour l’espoir que toutes et tous puissent se faire une opinion sur les candidats facilement. Ces analyses me sont naturellement propres, et n’étant pas candidat, mon objectif est davantage de lancer des pistes de réflexion à travers mes commentaires, que de convaincre.

C’est à travers 6 thématiques que la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, âgée de 54 ans, présente son programme présidentiel (source : ici).

Tout ce petit bloc me semble pertinent. Celles et ceux qui me suivent dans ce feuilleton savent que j’encourage toutes les mesures sécuritaires quels que soient les candidats, du moment qu’elles sont sérieuses et réalistes.

Je me permets de faire une pause dans le feuilleton pour que les personnes qui ne comprendraient pas mon opinion sur la sécurité puissent se rendre compte. Sur les documents du Ministère de l’Intérieur, on se rend très vite compte qu’exceptés les vols en tous genres, toutes les autres infractions ont augmenté depuis cinq ans (sachant qu’avec le confinement, il était moins aisé de voler, assurément). Pour preuve :

Concernant cette page, je suis divisé. Il y a toute la première partie, qui est la colonne de gauche, avec laquelle je suis d’accord. Devenir Français par choix, fin du droit du sol automatique… Il faudrait juste préciser pour le regroupement familial ce qui ne serait plus « automatique ».

Concernant la colonne de droite, plus centrée sur « l’islam », je comprends ces choix mais il ne faut pas se précipiter. Réfléchissons… Il est évident que des femmes portent le voile par choix. C’est un fait. Donc les exclure de la société comme le propose la candidate des républicains ne mettra que le feu aux poudres. Je ne fais que répéter jusqu’à plus soif que nous avons deux choix, à savoir un patriotisme inculqué et enseigné pour devenir un peuple fier et soudé comme l’est l’Italie, le Maroc, les Etats-Unis et tant d’autres… Ou alors nous tirer dans les pattes et finir en guerre civile.

Je ne suis pas de ceux qui disent que tout va bien avec l’immigration, et moi aussi j’aimerais que certains immigrés fassent autant d’efforts que ma famille paternelle qui a su adopter la France et se faire adopter par elle, sans renier l’attachement pour l’Italie. Mais pour arriver à ce résultat, il faut tendre la main à ces derniers en leur apprenant notre Histoire, en leur faisant découvrir notre pays, qui nous sommes. Personne ne veut aimer et respecter quelqu’un qui passe son temps à se dénigrer lui-même. Concernant les réfractaires qui n’aiment pas la France, qui refusent cette main tendue, alors il n’y aura pas d’argent versé pour acheter la paix sociale. Ce sera dans l’avion si la personne a une autre nationalité, et à la marge de la société si elle est française. Critiquer la politique française oui, mais insulter la France et la dénigrer c’est niet. Sinon on ne s’en sortira jamais. Essayez d’aller aux USA, dans les pays du Maghreb ou en Chine dire que crachez sur leur drapeau. Vous verrez ce qu’il vous arrivera.

Et puis, Mayotte est un département français très majoritairement musulman, et comment Madame Pécresse va-t-elle pouvoir gérer cette politique anti-voile ? Et les juives qui le portent ? J’en ai vu de mes propres yeux. Et les croix ? Et les kippas ? Notre tour viendra aussi ? On ne touche pas au religieux du moment que le religieux ne touche pas à la paix civile. Et qu’une femme porte un voile ou un foulard ne me dérange pas. Pourquoi faut-il à tout prix voir ses cheveux ? Doit-on interdire les bonnets en hiver également ? Ca suffit !

Concernant la création d’une Journée des héros français, j’invite la candidate à ce que cette journée soit quotidienne dans les écoles, car ce n’est pas en une seule journée que l’on devient patriote et savant de l’Histoire de France. De mon côté, j’aimerais que les salles de classe soient toutes décorées de portraits des femmes et des hommes qui ont fait l’Histoire de France, avec une courte explication du rôle de cette personne. Et puis des images de nos régions, car nous ne connaissons si peu entre Français, et pourtant, elle est si riche et si belle en paysages notre France. Chaque nouvelle région que je vois et comme un nouveau pays, un nouveau monde. Faisons découvrir cela aussi à nos enfants. Qu’ils le sachent.

Enfin, concernant l’accès des maires au fichier des personnes radicalisées, je sonne l’alarme. Il y a 34.888 maires en France, remplaçables tous les 6 ans, donc cela fait du « monde ». Déjà il faudrait définir ce qu’est une personne radicalisée, car cela existe et cela doit être combattu sévèrement, mais j’aimerais que des critères soient posés pour éviter toute dérive, et ensuite je me demande l’intérêt que les maires aient accès à cela. Donc j’attends d’en savoir plus…

Du positif, même si ces propositions me paraissent trop timides et trop incomplètes. Concernant les retraites, j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises (et longuement) mon opposition au système par répartition. Donc Madame Pécresse propose de faire comme les autres candidats, prendre les Françaises et les Français en otage en jouant avec l’âge de départ comme on joue au casino sous forme de pari. C’est dommage. Pour le reste, je le répète, positif mais incomplet, même si cela irait dans le bon sens.

Du positif aussi mais toutefois je suis opposé à la création d’une allocation de 900 €/an dès le 1er enfant. Ce dont j’ai envie, c’est que l’Etat se préoccupe et se démène à ce que le niveau de vie augmente en libéralisant l’économie, et le reste suivra. Les parents souhaitent avant tout pouvoir subvenir eux-mêmes aux besoins de leurs enfants. Et si certains ne sont pas prêts à consentir cet effort, alors c’est qu’il vaudrait mieux qu’ils attendent avant d’en faire. Personnellement, je ne vois pas comment on peut éduquer correctement son enfant si l’on n’est même pas prêt à dépenser 90 euros par mois dans une économie qui serait dynamique. C’est peut-être des propos qu’il ne faut surtout pas dire publiquement en temps normal, mais comme ce blog promet « un tout autre point de vue », je l’assume.

Assez d’accord avec l’essentiel des propositions. J’y ajouterais une demi-heure de cours de morale chaque matin afin d’échauffer les cerveaux et surtout de remettre un peu de morale dans notre société qui en manque tant. Lors d’un stage, j’avais pris l’initiative d’écrire au tableau une citation chaque matin, on réfléchissait ensemble dessus, et cela nous mettait en jambes. C’était très productif et cela entraîne le cerveau à mieux prendre du recul. Je trouve ça scandaleux qu’il faille attendre le lycée (et encore, pas tous) pour commencer des cours de philosophie qui se rapprochent de ces cours de morale.

Et puis ce que je répète à tous les programmes, à savoir des cours de cuisine pour lutter contre la malbouffe et faire découvrir nos produits du terroir. Des cours de citoyenneté, pour que l’on sache à quoi sert notre député ou notre sénateur. Bref, que l’école serve vraiment plus qu’à apprendre simplement des leçons et des théorèmes.

Rien de particulier à dire. C’est assez pertinent !

Pareil, c’est assez bon dans l’ensemble. Toutefois, je retiens en priorité la création d’un Institut national pour favoriser l’innovation thérapeutique. La France est très en retard sur les thérapies courtes et vraiment efficaces à court terme (PNL, neuro-feedback…).

Assez favorable dans l’essentiel, même si certains points sur les logements seraient à discuter. Concernant le respect des traditions, je suis d’accord mais la corrida ne l’est pas. Et même si certains persistent à penser que si, c’est interdit sur l’immense majorité du territoire et 81 % des Français y sont opposés (source). cela doit être aboli de toute urgence. Halte à la société de violence.

Pareil, je suis assez favorable à l’ensemble des propositions, même si la taxe carbone me freine. Je rappelle cet article écrit en 2021 par Michel Negynas sur ce sujet (source).

Là par contre, je ne vois rien de positif. Assujettissement à l’UE et à l’OTAN renforcé, combat dans des territoires où nos soldats n’ont rien à y faire… Pour le Mali, je rappelle la position du président malien visiblement en quête d’autres alliés autres que la France, qu’il trouve incompétente dans sa lutte (source).

Bis repetita pour la taxe carbone (apparemment la candidate y tient). Favorable à la modernisation de nos lignes ferroviaires qu’on nous somme de prendre pour éviter l’avion. Pour le reste, à voir mais je ne suis pas vraiment convaincu.

Archi pour la proposition sur le bien-être animal. Ce fichier devrait interdire quiconque a maltraité un animal de manière prouvée et jugée. Le reste me paraît cohérent également, et nécessaire. En revanche, vouloir maintenir la corrida pour faire plaisir à Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes et qui un des derniers à ne pas avoir rejoint Macron ou Zemmour, ne me paraît pas conforme à la protection des animaux.

La candidate des républicains a un programme avec des bons éléments, toutefois elle restera dogmatiquement dans la continuité de ses prédécesseurs – si elle est élue – concernant les grands sujets que sont notre souveraineté nationale, notre participation souvent folle et coûteuse dans des conflits lointains, le « parisianisme » exacerbé au mépris des autres territoires puisque je ne vois aucune volonté de décentraliser la France non plus dans ces propositions. Donc un programme acceptable, mais pas à la hauteur de mes attentes ni des enjeux qui semblent nous attendre.

Je pense donc que la note la plus appropriée est : 5 / 10.